Vaste question…
Dans la 4ème leçon du livre « la Voie du Magicien »
de Deepak Chopra, c’est la réponse la plus juste qu’il m’ait été
donné d’entendre :
« Qui suis-je ? La seule question qui soit digne d’être posée, et la seule à laquelle on ne répond jamais ».
Mais je vais tout de même tenter de vous éclairer.


Il y a de cela presque dix ans en arrière, j’ai réalisé quelque chose qui allait devenir fondamental dans ma vie.
Mon fils n’était pas encore né, j’étais enceinte, mais je ne le savais pas encore. Je travaillais alors en tant qu’assistante avec mon joli diplôme d’assistante de direction/secrétaire trilingue, cela au sein d’une association présente sur tout le territoire français.
Son but : la promotion et l’éducation à la santé ; donc du sens en soi… Une « bonne place »… Une « bonne paie » itou… L’équipe la plus chouette que j’ai pu expérimenter dans ce type de postes sur les quelques années « d’exercice de ma fonction » (les deux autres ayant été clairement catastrophiques, mais je ne m’étalerai pas à ce sujet). Donc, du sens en soi oui… Mais pas de sens réel pour moi.
Mes journées ressemblaient à du papier à musique ; sans la Musique… Pourtant, Dieu seul sait à quel point, depuis toute petite, elle est chère à mon cœur. Même si j’acceptais la situation dans laquelle j’étais, je ne pouvais m’empêcher de chercher du sens… Je sentais que je n’étais pas à ma place, pourtant c’était ma place.
Au fond de moi, quelque chose poussait ; un besoin irrépressible… De chanter.
Et j’avais recommencé à chanter après m’être tu une énième fois. Les deux fameuses expériences professionnelles catastrophiques mentionnées plus haut, et celles de la vie plus tôt dans mes histoires, m’avaient peu à peu conduite à me taire. A cesser l’expression de soi. Et je ne parle pas là que du chant… Ou du dessin… Ces choses qui m’animaient depuis toute petite, et pour lesquels on me disait douée. (Entendez bien la définition du verbe « animer : Donner la vie ou l’apparence de la vie. Douer de vie ou de mouvement ».
Entendez-vous l’Âme comme je l’entends ?).
J’avais recommencé à chanter donc, pourtant, je ne parvenais à sortir que peu de son… Et ça continuait à pousser fort, du bas ventre jusqu’à la gorge et dans la tête parfois… Je savais le son que je portais en moi, sans pouvoir l’exprimer.
Et puis, un jour, je me suis demandé ce dont j’avais besoin pour être, non pas heureuse comme si le bonheur était un état permanent, mais simplement en capacité de contacter la joie. Simplement la joie de se lever le matin, libre de penser, de ressentir (ça allait trop vite pour ressentir..), d’éprouver la liberté de traverser les épreuves humaines, sans pour autant risquer de faire couler une boîte (pensée pour Pierre Rabhi… lien de la vidéo ici), ou de perdre son job. Il n’y avait plus la place donc, ni pour ressentir, ni pour traverser sans heurts, de tous côtés.

En 2019, j’ai fait une rencontre qui allait changer ma vie.
Gratitude infinie au passage pour avoir croiser son chemin !
Grâce à lui, j’ai pu enfin croire qu’il m’était possible de mêler ces trois axes que j’ai identifiés comme étant la clé de mon bien-être.
Il m’a d’abord ouvert les portes de son cabinet de Sonothérapeute, puis celles du chamanisme, pratiques ancestrales dont je parle ça et là dans mon blog. C’est dans les nombreuses huttes de sudation partagées que ma voix(.e ?), n’est non pas revenu, mais s’est présentée à moi. Un timbre, des sons, une puissance, une douceur, que je pressentais depuis de nombreuses années, mais dont je n’avais pas idée !
Après toutes les modifications que j’avais pu subir, cela du fait l’impermanence de la Vie, il m’a appris à « me déformer »…
A faire confiance à mon intuition. A oser enfin être ce que je suis sans prendre peur que l’on m’enferme encore dans une perception de moi-même qui n’est que celle de l’autre, dont nous sommes bien souvent le miroir.
Il m’a montré une voie, pour que je puisse enfin entendre distinctement la mienne. Me « déformer », oui… Pour retrouver enfin l’essence de ce que je suis.
Il a été un Ami… Un Mentor… Un Père parfois… Un Allié, quoi qu’il en soit… Puis a disparu de mon paysage, aussi vite qu’il y était entré.
D’autres personnes ensuite, ont éclairé, et continuent encore, d’éclairer mon chemin ; et je sais, de Source sûre, que d’autres viendront.

