A l’image de l’Océan – Tout en vagues …

Je sais que ce que je m’apprête à discourir ici est un peu difficile quelque part, à ne serait-ce qu’appréhender.. Et pourtant j’ai l’élan d’essayer.

Je sens en moi la forte et ferme impression que nous sommes nombreux, ici-bas, à nous mentir.. Et nous sommes plusieurs à en parler.

Diable qu’il parait aisé de se méprendre, sur la nature de ce qui tente, de toutes ses forces, de nous mouvoir au Monde, tant et si bien que certains font comme si leurs pulsions étaient de fait des lignes directrices. Rien de moins que des appels, ou des messages de nos Âmes ; peut-être en peine, n’est-ce pas ?

Comme un ami me l’a si bien conseillé il y a déjà de cela de nombreuses années, il serait semble-t-il judicieux d’apprendre à nous méfier de nos désirs ; pour peut-être par la même apprendre à mieux suivre cette douce brise que la Vie nous souffle au creux du coeur.

L’appel

Le vrai

En soi

J’ai fait très récemment encore l’expérience d’une danse… Et je crois bien qu’il ne s’agit en fait que de cela. Une danse tellement intime, que le simple fait d’essayer d’en décrire ne serait-ce que les prémices aurait pu entraver l’entièreté de mes mouvements.

Cependant, instinctivement maintenant, (car entendant plus clairement ce même vent venu du cœur), je sais me mettre à distance de ceux qui, rien que par leur regard parfois, troublés, pourraient me faire vaciller, jusque dans mes choix. Ceux-là même qui n’ont plus vraiment ma confiance, et ne sauraient je pense jamais plus de nouveau la gagner. Pourtant, Dieu que j’aime à en douter…

Comme par habitude, lorsque le vent a tourné, j’ai tenté de partager, d’échanger, avec certains de mes plus proches amis, comme pour clarifier d’avantage. J’ai senti alors, et ils m’ont dit aussi, leurs peurs, leurs croyances, leur mécontentement, voire même leur déception, leurs propres émotions, expérience.s, sensations ; tant en mots qu’en présence. Ils tentaient de me comprendre, aussi bien de me guider… Et c’est finalement las qu’ils m’ont laissé, avec l’impression de me diriger quelque part entre le gâchis et la pure perte de temps.

Comment pouvais-je, tout en ayant conscience des dangers auxquels j’allais m’exposer, décider tout de même de m’y engouffrer toute entière ?

Mais, une fois les amis loin, et ma bulle retrouvée ; une fois la solitude de nouveau palpable, ce Zéphyr respirait toujours.

En mon âme et conscience je me suis décidé à l’accepter, cet appel. Pleinement. A me laisser aiguiller au fur et à mesure de mon chemin, vraiment. A vivre ce que l’on m’intimait depuis le centre.. Mon centre. Intensément.

Et je puis vous dire au passage que c’est très loin de n’être qu’un point, ce Centre, tant et si bien que je pressens en moi que le centre de quoi que ce soit, est à la fois, oui en même temps, ce « quoi » tout entier.

.. Beaucoup sans le vouloir nous perdent vous savez ? Eux, tout autour, de par leurs bienveillantes intentions. Et peut-être moi-même vous perdrais-je aussi, à travers cet élan de partage.. Puissiez-vous sentir en vous résonner ce qui vous est dédié. Puissiez-vous discerner.

…

Et moi… Moi, je ne veux pas oublier ; comme ceux qui oublient que nous sommes peut-être certainement ailleurs. Que nos perceptions sont très probablement autres. Et que si ce qui constitue notre environnement ne peut pas nous rejoindre, cela risque fort d’engendrer de graves dégâts ; des blessures.. Ou bien même des traumas. (Mais ça nous le savons que trop bien, n’est-ce pas ?) Parce qu’un soir avant la nuit peut-être, mais à un moment assurément, cette brise se changera en tempête incontrôlable si nous ne prenons pas la peine d’écouter ce que la vie en nous nous dit.

Ceux-là semblent vouloir faire taire nos intuitions, nos élans, aussi bien que nos cris. Mais nous croyons bien voir, et ne voyons de toutes façons que depuis là où nous sommes au Monde. Ne voyez-vous pas ?

Cette volonté des autres à taire nos élans, je l’ai vécu moi-même, de trop nombreuses fois. Le font-ils sciemment ? Je ne le crois pas. C’est tellement difficile pour certains de rejoindre ceux qu’ils aiment… Ils croient bien faire et ils font de leur mieux n’en doutez pas ; mais sont-ils vraiment bienveillants à la fois ?

A force d’ériger de ces gigantesques filets brise-vents ; bien entendu pour le grand bien de tous, et soit disant pour son propre bien à Soi – nous aimerions vraiment le croire je crois.. – à force donc :

Le déni … La dissociation … L’entropie …

Et cette danse ..

Je me savais aller vers quelque chose. Quelque chose que je pressentais, mais dont au fond je ne pouvais pas véritablement avoir idée. Il me fallait accepter d’aller voir. Percevoir par moi-même où la vie en moi voulait me mener.

Ma raison seule ne pouvait pas suivre ! sinon impossible d’envoyer au diable mon illusoire sécurité. Il fallait écouter attentivement… Alors j’ai tendu l’oreille, j’ai ouvert en grand, j’ai suivi l’élan

On ne peut aller voir vraiment qu’en étant grand ouvert. Et si je le dois, je vérifierai encore, par ces nouvelles expériences que l’Univers semble servir en boucle, ce tant que les leçons ne sont pas intégrées.

… Au risque bien sûr d’expérimenter de nouveau le mal-être, la douleur, la tristesse, et la peur ; l’angoisse sûrement peut-être si la peur a trop duré, l’inconfort de cette si grande vulnérabilité, … Regardons-les en face, tout cela, ce sont des appels aussi, mais des appels à transmuter.

Et plus encore, ce sont des passages.

Et cette danse … C’est aussi un passage.

Une mue inconfortable certes, mais un passage obligé.

(Et le libre arbitre ne semble pas vraiment là pour nous sauver).

Si cet appel s’élève, vous ne pourrez vous y soustraire. Et n’en doutez pas, si l’on refuse de s’écouter, Cela parlera plus fort. De plus en plus fort. Cela parlera même jusqu’à ce qu’enfin la mort.

Nous n’avons en tout et pour tout que trois choix possibles :

ACCEPTER – AMÉLIORER – QUITTER

.. Pourtant c’est comme si, pour ainsi dire, l’Être face à ses illusions se mourrait. Il se sait devoir bientôt s’en aller pour laisser place libre à un autre que lui. Et aux vues de son combat désespéré pour sa survie, il l’ignore, mais il ne pourra pas être oublié, désolidarisé, ou disjoint de ce qu’il est. Car à tout jamais, il est partie constitutive de ce tout, formant nos mondes intérieurs infinis. Tellement incompris ! Mais ils sont ainsi parce que simplement ils n’ont pas vocation à l’être. Il n’y a en fait rien à comprendre. Cela va de soi. Ces mondes, ce sont des énigmes. Ce sont des énigmes aux solutions elles aussi infinies. Aux tentatives de rationalisations potentielles indénombrables, et loin de moi l’idée de parler de la logique.

Et pourtant encore.. Pourtant ce vent qui nous guide au fur et à mesure de nos pas, certain de là où il sait que nous devons aller, bien que changeant, ce vent ne laisse en réalité aucune place à la potentialité.

Jamais.

Et je m’apprêtais à réaliser ces choses profondément, jusque dans ma chair ; jusque toutes les couches à la fois denses et subtiles de mon Être.

Elles devaient toutes le ressentir : Cela, et réaliser cet Amour qui m’a fait dire, comme pour tenter de partager ce qui est si vivant là dans ce corps tout entier, que je me sens remplie de moi. Remplie de mon propre Amour, et par extension, remplie du même Amour constituant toutes les choses que l’Univers conçoit. De toute la Création si je puis dire, pourquoi pas.

Et ça non plus ça n’est pas la première fois. Mais les réalisations sont souvent éphémères. Elles ne sont pas forcément « fixées », comme expliqué par le Mahamudra.

Si je n’avais pas écouté ce vers quoi Cela tendait en moi, je n’aurais pu revivre cette expérience et l’expérimenter plus profondément encore pour l’intégrer cette fois. La faire mienne, toute entière. Réaliser Cela dans les moindres parcelles de ce corps de chair.

Le regard fixement rivé dans le vide ; vide qui n’en est pas un croyez-moi. Me voilà qui souris. Souvenirs … Cependant, ne vous méprenez pas.

Ça n’est pas que lumière,

Ni non plus que joie..

Très loin de là.

C’est tout entier en nuances,

C’est composé de l’Essence même des choses du Monde

.. Et c’est vertigineux !

Sans peur, et pourtant,

Elle est comprise elle aussi,

Là.

Et c’est.. C’est Cela,

Sans l’ombre d’un doute que je sens exister en moi.

Cet Amour si profond,

Et je sais qu’ils le sentent aussi pour certains et parfois..

Vous le sentez certainement aussi peut-être,

Mais ne le craignez pas,

Ça n’est pas aliéné !

Ça n’est pas inhumain !

C’est plus Humain que l’humain !

C’est l’Humanité Vraie

Jusque dans la chair.

… & c’est en larmes, sourire aux lèvres, que j’ai réalisé Cela, il y a des années pour la première fois. 2008.. 2012.. J’ai ressenti tellement fort cet Amour, mais à l’époque personne autour ne pouvait m’entendre. De peur et en mal d’Amour, celle qui m’a mise au monde a perdu ses cheveux. Sa mère quant à elle pleure encore nos malheurs passés ; nous voudrait toutes deux cachées bien au chaud en son sein avec elle. Mais ça n’est pas cela protéger ; et qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire pour elles « Aimer » ? Parce qu’elles aiment, c’est une réalité !

Aujourd’hui je porte leurs espoirs, tout autant que leurs peines. Elles m’ont montré le chemin vers la Foi, je leur montrerai comment La garder.

.. Puissent ceux qui semblent pris dans la glace fondre, et retrouver vivante en eux cette primordiale brise ! Ce primordial vent ! Et vivre, vraiment ! sa douceur aussi bien que ses tourments ; de même que ses gigantesques bourrasques qui, comme pour nous laver de fonds en combles nous voudraient par moments écorchés vifs aux quatre vents.

Ce sont des appels clairs, à expérimenter oui, jusque dans notre chair, l’Autre, et le Monde, qui pourtant, tous deux, de prime abord, ne présentaient – ni l’un, ni l’autre – pour Soi, aucun réel intérêt, en soi.

Le vrai danger n’est pas de ne pouvoir manger ou se cacher, mais bien de littéralement se perdre ! Peut-être même se sacrifier.

Pour moi, seuls la Vie et l’Amour sont sacrés.

Et si nous étions un peu honnêtes, c’est distinctement, et de prime abord, que l’on sait poindre ce danger. Mais la plupart du temps, lorsque l’on nous demande où nous devrions aller, nous répondons à côté.

Pourtant Cela nous parle.. Et chacun l’entend à sa manière propre. C’est parfois même de plusieurs sortes. On sent qu’il nous faut bouger. On le sent oui. Vraiment, et d’emblée, depuis des sphères qui semblent inconnues. Inconnues parce que de nos jours, pour la plupart, nous apprenons malgré nous, et sur le tard, à nous écouter.. à discerner clairement qui parle. Au lieu de cela d’ordinaire on s’évertue à envoyer au diable la plupart des choses que Cela a prononcées.

En voici une autre, chose, que j’entends souvent à travers ce souffle :

« Contre ce Monde, beaucoup ne sont pas armés.. »

Ils se sont trompé d’armes c’est un fait. L’ampleur de leurs blessures est telle ! Et ils ne veulent pas traverser.. Peut-être s’en sentent-ils incapables ? Seront-ils un jour armés ? Une chose est sûre : nul réel besoin de berger. Cela ne peut dépendre que d’eux-mêmes et de leur capacité à écouter.

Comme s’ils n’étaient pas encore entiers, ils se cherchent ..

Et c’est beau ! Et cela me touche tellement ! …

C’est comme ils peuvent qu’ils croient se protéger. Mais dans les faits souvent ils se détruisent, car de toutes les manières ils font la guerre. Et en agissant ainsi, c’est presque assurément et toujours, de manière directe ou peut-être indirectement, que l’on voit des victimes collatérales se former.. Et voilà comment nos enfants sont désarmés.

.. Bien sûr, ils ne sauraient réellement se montrer au grand jour, de peur de souffrir plus encore qu’ils ne pourraient le supporter ; ne serait-ce qu’en pensées.. Alors ils portent des masques. Non pas de ces facettes qui font de nos Egos de réelles Oeuvres d’Art uniques, mais bien des masques. Et ils font mine d’être entiers. Ils se protègent.. de moi.. des Autres.. du Monde, mais aussi et surtout d’eux-mêmes ! Aussi bien que de ce qui en eux sait.

Ces Œuvres d’Art, c’est ce qui fait que nous aimons dans l’intimité de nos foyers.

Pendant que les porteurs de masques jugulent leur crise, la procrastine, la diffère.. peut-être jugulent-ils sans détour leur dessein ? Là, depuis mon centre, je me sens jubiler. Je jubile, pourtant je sais que je ne suis pas « arrivée ». Je jubile oui, car je m’observe, et m’expérimente dans la plus pure, et la plus complète vulnérabilité. Vraie. Belle et bien libre. Profondément libre de me laisser toucher.

Ce au risque bien sûr d’être blessée encore s’il le faut vraiment. Mais elle m’a quitté la peur de ces tourments. Pour certains d’entre nous, nos corps ne nous laissent plus le choix. Si l’écoute n’est pas sincère, alors sa parole se déploie. Et l’on connaît tous les maux du corps.

… Je sais que je peux et que je vais souffrir encore, c’est évident. C’est le principe même de l’expérience Humaine. Mais la peur – la mienne – est comprise en moi. Elle est intègre en moi, et elle ne saurait prendre le pas sur cette joie de me découvrir encore, ce tellement je connais cette infinie beauté ! Ces fruits merveilleux de mes expériences passées.

Croyez-moi j’ai peur de brûler vive encore ! Toutefois j’écoute

Et c’est bien sûr, forte de cet Amour qui ne saurait me quitter tant il est partie de moi lui aussi – Il est si puissant ! – que j’ose écouter la bise, que je laisse parler le vent, et que j’oserai encore et toujours sentir en moi où et ce vers quoi je tends.

A tout jamais libre de mes moindre mouvements

.. J’ai dit oui à ces expériences, à ce qui semble être une forme de guérison que nous seuls pouvons vivre, et intégrer. Et c’est bien elle, cette volonté secrète, qui m’a guidée, qui nous guide tous, malgré les murs devant elle dressés, ou qui du moins essaie.

A la manière d’un capitaine distillant ses consignes quant au cap qui est le nôtre ; cette chose, ce Capitaine, de nombreux auteurs le nomme.. Ils l’appellent tantôt l’Âme, Anima, Daemon, la Petite Voix, la Muse, Dieu, ou que sais-je encore ? Les noms ont peu d’importance. Ce quelque chose parle, au jour le jour, d’heure en heure, de minute en minute, de seconde en seconde, Cela connaît le chemin.

Mais l’écouter est loin d’être chose facile.

Et parfois, on le sens, Cela nous guide vers une forme de mort ! Une mort éternellement momentanée certes, pour renaître ensuite : en soi d’abord, pour soi toujours, à soi encore, ainsi qu’au reste Monde tout entier.

.. Ô cette douleur ! Cette douleur pleine d’elle-même qui l’accompagne volontiers. Je ne mentirais pas. Cela peut être extrêmement douloureux de s’écouter. Cela peut même paraître littéralement insupportable tant les choix que nous sommes sensés faire sont loin d’être sensés ! Et temporairement, ça l’est ! Insupportable & Insensé ! Mais comme toutes les choses de l’existence humaine, cela existe dans l’impermanence et temporairement, à moins que l’on accepte le figement.

Elle, cette douleur, c’est le signe qu’il y a quelque chose à achever. Quelque chose à transcender. Parfois à trancher dans le vif. Et le cap nous est toujours de l’intérieur donné. Même lorsque cela semble venir d’ailleurs, de l’intérieur, on sait toujours où est la vérité.

Deux artistes qui sans le savoir me portent et profondément m’inspirent : Etienne le Reun et son ami Stephen, (auteur de « Carnets » sur Spotify) parlent de SUPPLICE. Et la question qu’ils formulent est toute entière la suivante :

« A quel point es-tu courageux pour tenir l’intégralité

des forces véridiques qu’il y a à l’intérieur de toi ? »

Si l’on regarde attentivement nos vécus, ces douleurs, ces épreuves, ces expériences… Il s’agit en fait de cadeaux que l’on se fait à soi-même. Et si la responsabilité parait trop difficile à porter, considérez qu’il s’agit là de cadeaux du Monde ; ce alors même que nous n’avions pas la moindre idée de l’entièreté de ce que nous venions chercher. Au fur et à mesure de l’âge, si on le choisit de le voir, on en perçoit petit à petit toutes les subtilités. Sans nul doute il y a une sorte de Magie à l’œuvre.

Toutes ces traversées sont des cadeaux déguisés. Seulement si on accepte de traverser.

Attention cependant : La peur, la fatigue et la colère sont de bien mauvaises conseillères.

Seuls mots d’ordre malgré tout à respecter : Ne pas se trahir. Ne surtout pas se trahir. Attention, je ne parle pas de notre rapport aux autres, mais bien à soi-même). Et puis, une fois l’inconfort installé, avoir l’humblesse, pour ne pas dire l’humilité, de répondre sincèrement à cette question qui de tous temps, même des plus hostiles, sait nous aiguiller vers notre propre vérité. Cherchons en nous les mensonges . Où sont les mensonges ?

… Mis à part pour celui qui se serait d’ores et déjà par la force des choses dissocié (pour celui-là le retour sera certainement bien plus long, et bien d’avantage violent que pour les autres. Et ma peine est si grande lorsqu’ils traversent ma vie aussi bien que ma pensée…) la vérité en nous est toujours accessible. Elle vit là, oui en nous quelque part, et de tous temps elle nous dicte ce qu’il nous faut faire.

… Je souris tant je vous entends par avance réagir : « ce qu’il nous faut faire ?! ». Aaah … !!! Falloir ! Devoir ! Pouvoir ! Percevoir ! Croire ! Savoir ! Sentir ! Connaître ! Avoir ! Être ! Faire ! … Mon Dieu !

C’est dans cette conversation clé du Mahabharata, la Bhagavad-Gîta, que Krishna explique clairement à son fils démiurge, Ajurna, que nous sommes ici-bas incarnés pour faire. L’être humain est ici-bas pour faire. Il est homme d’action, et de surcroît abritant tous les possibles, nous sommes des Êtres qui devront faire – encore faire, toujours faire – des choix, et les incarner dans la matière. Parce que nous avons toujours le choix. Et c’est bien là notre seule chance de demeurer libres.

Bien souvent ces choix vont d’eux-mêmes, et nos egos ne se reconnaissent ni ici, ni là. Ils cherchent à protéger ce qu’ils peuvent avec cette même bienveillance biaisée. Mais au fond, nous savons bien discerner ce qui est vrai.

Cela nécessite au préalable, certainement, un travail.. peut-être même Le Travail de nos vies… Ce travail sur nos ombres ; portées ça et là sur les murs de nos empires…

Ah, comme elles nous font pâlir !

Dieu que j’aimerais que tous puissent traverser sans heurts ! Mais je sais bien que c’est inévitable. Variablement c’est plus doux… Priez pour la douceur. Mais je vous en prie ne vous dissociez pas ! Ayez ce courage d’avancer, d’affronter, d’accepter, de vivre au delà de la dichotomie toutes ces nuances de verre comme de gris ! Ces arcs-en-ciel chatouillants, comme ces couleurs gerbantes ! Acceptez la nausée ! Accepter de vomir ! Osez traverser si c’est là ce qui vous est demandé !

…

Et au bout, posés sur l’Autel de votre Existence, vous trouverez des fleurs, des graines et des fruits ; ainsi qu’une Foi. Une Foi inébranlable, en la Vie !

.. Alors oui ; oui, il nous faut bien évidemment condamner certains actes. Les juger même. Et bien sûr que malgré l’Amour inconditionnel, notre présence est quant à elle conditionnée ; mais quand bien même, une fois cet Amour offert, nul ne saurait en être dépossédé.

& L’Univers incessamment demande :

« Que veux-tu vraiment ? »

Il précise :

« Méfie-toi de tes désirs »

Et de son jeu varié il donne une clef :

« Écoute, et ressens »

Suivre ce qui nous est intimé, c’est là tout ce que nous devons faire.

Nettoyer au fur et à mesure nos chemins.

Déblayer pour accueillir ce que nous attendions de pieds fermes,

Enfin !

Et de Grâce,

Avancer


Puissions-nous garder en nos cœurs nos rêves d’Humanité vivants,

Puissions-nous nous tenir là, debout et bien droit,

Profondément aimant,

Et malgré tout de notre vérité naturelle ne jamais nous détourner,

À tout jamais incapable d’autre chose que d’Amour, et d’Aimer

Voilà toute la nécessité de traverser.

De Grâce, faites silence,

Écoutez


Aho Mitakuyé Oyasin

(« Nous sommes tous reliés » )


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